La checklist NF C 15-100 pièce par pièce : 36 pages à cocher, 14,90 €Une double page par pièce, les sections et calibres attendus, 14,90 €Cuisine, salle de bain, garage : cochez ce qui passe, 14,90 €Le PDF qui lit la norme pièce par pièce, 36 pages, 14,90 €Avant le contrôleur, faites le tour des pièces, checklist à 14,90 €Hauteurs, distances, volumes : tout à cocher, 36 pages, 14,90 €La checklist NF C 15-100 pièce par pièce : 36 pages à cocher, 14,90 €Une double page par pièce, les sections et calibres attendus, 14,90 €Cuisine, salle de bain, garage : cochez ce qui passe, 14,90 €Le PDF qui lit la norme pièce par pièce, 36 pages, 14,90 €Avant le contrôleur, faites le tour des pièces, checklist à 14,90 €Hauteurs, distances, volumes : tout à cocher, 36 pages, 14,90 €
La checklist pièce par pièce 14,90 €
Guides · normes · astuces

Guid'elec : le site pour apprendre l'électricité

Faire son électricité soi-même, c'est possible et c'est encadré : les bons gestes, la norme NF C 15-100 lue pour votre pièce, les pièges qui font sauter le disjoncteur. Commencez par câbler ce tableau : le bon calibre pour chaque appareil, et la lampe s'allume.

  • 1,5 · 2,5 · 6 mm²quelle section, quel disjoncteur
  • volumes 0, 1, 2la salle de bain sans erreur
  • 0,2016 €/kWhcombien consomme chaque appareil
Le jeuCâblez le tableauCliquez un appareil, puis le disjoncteur qui lui convient.
Rangée 1 · 30 mA
Quatre appareils, quatre disjoncteurs : un seul câblage passe le contrôle.
0/4 circuits conformes
Par où commencer

Apprendre l'électricité, du premier fil au tableau fini

Six guides, dans l'ordre où on en a besoin quand on refait une installation.

On n’apprend pas l’électricité en lisant la norme : on l’apprend en câblant, avec quelqu’un qui dit à quel moment couper le courant et pourquoi ce fil-là ne va pas là. C’est ce que fait ce site. Chaque guide part d’une situation réelle — une prise à ajouter, une salle de bain à refaire, un garage à alimenter — et va jusqu’au geste, avec les sections, les calibres et les hauteurs qui vont avec. Les six entrées ci-dessous couvrent l’installation domestique complète : ce que la norme impose, comment dimensionner un circuit, comment se raccorder, et ce que tout ça consomme une fois en service.


Le calcul qui commande tout

Quelle section de câble et quel disjoncteur choisir ?


Toute installation repose sur un trio : une section de cuivre, un calibre de disjoncteur, un nombre de points sur le circuit. Se tromper sur l’un des trois, c’est soit un disjoncteur qui saute toutes les semaines, soit — bien plus grave — un câble qui chauffe sans que rien ne coupe.

La règle de base tient en trois lignes. Du 1,5 mm² pour l’éclairage et les petites prises, protégé en 10 ou 16 A, huit points au maximum. Du 2,5 mm² pour les circuits de prises et les appareils spécialisés, protégé en 16 ou 20 A, douze socles au maximum. Du 6 mm² pour les plaques de cuisson, protégé en 32 A, seul sur son circuit. Au-delà de vingt-cinq mètres de câble, la longueur devient le facteur décisif : la tension chute en route et il faut monter d’une section.

L’outil ci-dessous fait le calcul complet, chute de tension comprise. Le détail section par section est sur la page des sections de câble.

PHASE · LNEUTRE · NTERRE · PE

L'outil

Pièce par pièce

Ce que la norme NF C 15-100 impose dans chaque pièce

Le nombre de prises, les hauteurs, les circuits dédiés : les obligations changent d'une pièce à l'autre.

La NF C 15-100 ne se lit pas d’un bout à l’autre : elle se consulte pièce par pièce, au moment où on y travaille. Une cuisine réclame six socles de prise dont quatre au-dessus du plan de travail, plus quatre circuits spécialisés — les plaques en 32 A, le four, le lave-linge et le lave-vaisselle en 20 A chacun. Un séjour se compte à la surface : un socle par tranche de quatre mètres carrés, cinq au minimum. Une chambre en demande trois, avec une prise réseau. La salle de bain, elle, obéit à une logique différente : ce sont les volumes autour de la baignoire ou de la douche qui décident de ce qu’on a le droit d’installer, et à quelle distance.

Les hauteurs, souvent oubliées, sont tout aussi contraignantes : l’axe d’un socle de prise se pose à cinq centimètres du sol fini au minimum, une commande d’éclairage entre 90 centimètres et 1,30 mètre, les socles du plan de travail entre 8 et 25 centimètres au-dessus du plan.


Le test

Ça déclenche, ou ça passe ?

Douze situations tirées de vrais chantiers. Une manette à choisir, et la réponse.


Ça déclenche ou pas ?1 / 12


La facture

Combien consomme chaque appareil de la maison ?

Un appareil se juge en kilowattheures sur l’année, jamais en watts sur l’étiquette. La plaque signalétique donne une puissance maximale ; ce qui compte, c’est la durée réelle de fonctionnement. Un four de 2 500 watts utilisé une heure par jour consomme moins qu’une box internet de 12 watts branchée en permanence — la première brûle 900 kilowattheures par an, la seconde 105.

Le classement des gros postes ne bouge jamais : tout ce qui chauffe arrive en tête. Le chauffage électrique, le chauffe-eau, le sèche-linge, le four. Vient ensuite le froid, modeste à l’heure mais branché toute l’année. Et derrière, la veille : trois watts en permanence, ce sont 26 kilowattheures et un peu plus de cinq euros par an, par appareil. Sur les quinze appareils branchés d’un logement moyen, la note approche les soixante euros pour du matériel éteint.

Cent sept appareils sont mesurés sur le site, avec leur puissance, leur usage type, leurs kilowattheures et leurs euros. Le calcul complet est sur la page de la consommation.

Les 10 appareils les plus gourmands de la maison · kWh par an
Consommation annuelle
Chargeur de chariot / transpalette électrique4500 kWh
Pompe à chaleur air/eau (100 m²)4000 kWh
Spa extérieur 4 places (maintenu à 37 °C)2700 kWh
Machine à café professionnelle2500 kWh
Pompe à chaleur de piscine2400 kWh
Ascenseur (immeuble de 4 étages)2346 kWh
Serveur informatique2190 kWh
Voiture électrique (borne 7,4 kW, 12 000 km/an)2042 kWh
Chauffe-eau électrique 200 L1804 kWh
Vitrine réfrigérée1760 kWh



Faire soi-même

Les gestes qu'on peut réaliser sans électricien

Un ordre à respecter, quatre outils, et beaucoup de choses deviennent accessibles.


Remplacer une prise, poser un va-et-vient, ajouter un point lumineux, tirer un circuit depuis le tableau : rien de tout cela n’est réservé aux professionnels. Ce qui l’est, c’est le raccordement au réseau public et l’intervention sur le disjoncteur de branchement, plombé par le distributeur. Entre les deux, le champ est large — à condition de suivre l’ordre, qui ne se négocie pas.

La photo ci-contre est le moment où tout se joue : la gaine sort du mur, rien n’est encore fermé. C’est là qu’on vérifie la section, la hauteur et le volume — après, il faut rouvrir.

Une salle de bain en chantier, la gaine électrique sortant du mur à l'emplacement du futur lavabo

  1. 01
    Coupez au disjoncteur de branchement

    Pas seulement le disjoncteur du circuit : la coupure générale, celle qui éteint tout le logement. Prévenez les autres occupants.

  2. 02
    Vérifiez l’absence de tension

    Un vérificateur d’absence de tension, testé avant et après sur une source connue. Un tournevis testeur ne prouve rien.

  3. 03
    Repérez avant de démonter

    Photographiez, étiquetez. Les couleurs ne sont fiables que sur une installation récente : bleu pour le neutre, vert-jaune pour la terre, toute autre couleur pour la phase.

  4. 04
    Travaillez, puis contrôlez

    Serrage des bornes, aucun conducteur nu apparent, boîte refermée, terre raccordée.

  5. 05
    Remettez sous tension et testez

    Le circuit d’abord, puis l’appareil. Un différentiel qui saute à la remise en service signale une erreur de câblage, pas une malchance.

Le détail de chaque geste, avec les pièges qui font sauter le différentiel, est réuni dans le guide des bases.

En direct

Ce que consomme la France en ce moment

La consommation nationale, le mix de production et la couleur du jour.


46 077MW APPELÉS · 20h45
Le réseau, en ce moment
Tempo · Bleu
52 g CO₂ / kWh
Nucléaire81 %
Hydraulique16 %
Gaz10 %
Éolien11 %
Bioénergies2 %
Solaire0 %

Ce cadran donne l’échelle. Quand la France appelle 47 000 mégawatts un soir de septembre, elle en demande plus de 90 000 lors d’une pointe de janvier — l’équivalent de la consommation de vingt millions de radiateurs allumés en même temps. C’est cette pointe qui explique les tarifs à couleurs, où le kilowattheure d’un jour rouge coûte plusieurs fois celui d’un jour bleu, et pourquoi décaler un lave-linge ou un chauffe-eau de quelques heures change quelque chose à l’échelle du pays comme à celle de votre facture.

Avant le contrôle

Votre installation passera-t-elle la visite du Consuel ?

Une installation faite soi-même se contrôle avant, pas après. Photos du tableau ouvert, de la gaine technique, de la salle de bain et des prises extérieures : vous recevez sous 48 heures un rapport écrit qui nomme les points non conformes, l’article de la norme concerné et le geste qui corrige. Ce qui bloque se répare avant que le contrôleur ne se déplace.


Les derniers guides

Comment brancher, installer et dépanner : les guides récents



Les questions du début

Les questions que tout le monde se pose avant de commencer


Ai-je le droit de faire mon installation électrique moi-même ?

Oui. Aucun texte n’impose de faire appel à un professionnel pour une installation domestique. En revanche, le raccordement au réseau public exige une attestation de conformité visée par le Consuel pour toute installation neuve ou entièrement rénovée, et le disjoncteur de branchement reste la propriété du distributeur.

Combien coûte de refaire l’électricité d’une maison ?

Comptez de 80 à 120 € du mètre carré en rénovation complète par un professionnel, matériel et main-d’œuvre. En le faisant soi-même, le matériel seul représente entre 25 et 40 € du mètre carré, tableau compris.

Faut-il tout mettre aux normes dans un logement ancien ?

Non. La norme s’applique au neuf et aux parties rénovées. Un logement ancien reste légal, mais six points de sécurité sont regardés en cas de vente ou de location : la coupure générale, le différentiel 30 mA, les protections par circuit, la salle d’eau, l’absence de matériel vétuste et l’absence de conducteur accessible.

Par quoi commence-t-on quand on refait tout ?

Par le tableau et le nombre de circuits, jamais par les prises. C’est le nombre de circuits qui fixe la taille du tableau, la section des câbles et le nombre de gaines à tirer. L’outil de composition donne cette ossature en trois clics.

Que faire si le différentiel saute sans raison ?

Débranchez tout, réarmez, rebranchez appareil par appareil. Le différentiel détecte une fuite de courant vers la terre : dans neuf cas sur dix, elle vient d’un appareil de lavage ou de chauffe-eau vieillissant, pas de l’installation elle-même.


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